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Le WEB pour mieux vendre en boutique

Le e-commerce est en plein boom. C'est un fait et je m'en réjouis. Mais il ne faut pas oublier les nombreux commerçants qui ne sont pas encore prêts pour la vente en ligne (logistique, service client).
Ce n'est pas pour autant que le web ne peut pas leur rendre quelques services et aider le développement des ventes en boutique. Je vous invite à jeter un oeil à l'expérience vécue par Ludovic Passamonti.

Voici quelques idées qui n'ont rien d'extraordinaire mais qui sont bien trop rarement exploitées.

Site catalogue

Disposer d'un site catalogue pour présenter les produits de sa boutique physique offre de nombreux avantages.
Tout d'abord, cette présence permet à votre clientèle de jeter un oeil à vos produits sans quitter le canapé.
C'est aussi l'occasion de faire un premier tri, de gagner de temps, de se documenter.
De plus, c'est un bon moyen de commencer tranquillement son référencement naturel et d'être rapidement visible le jour où vous décidez de passer le cap et de vendre vos produits en ligne.

Nous pouvons aussi imaginer (il faudra peut-être encore patienter un peu) que vos clients consulteront ce site lors de leur visite au magasin pour découvrir quelques détails sur le produit qu'ils ont en face des yeux.
Il est donc très important de préparer cette utilisation future (actuelle pour certains). Ne vous sentez pas obligés de faire développer un site mobile en plus de la version tablette et web ! Il suffit d'avoir réalisé un site "responsive" qui s'adapte aux changements de résolutions.

Pour terminer, communiquez l'adresse de ce site web sur vos flyers, vos cartes de visite, vos publicités, etc.

Collecter quelques informations

Rien de plus simple que de demander à un visiteur son adresse e-mail ou son numéro de mobile. La carte de fidélité peut être un moyen sympathique pour obtenir cette information. Il est capital de rassurer le client en lui expliquant que l'utilisation ne sera pas abusive. Elle doit se résumer à l'envoi de quelques promotions, de nouveautés. Ce lien tissé avec un prospect / client est très précieux. Pourtant, beaucoup de commerçants ne collectent aucune information. C'est monnaie courante sur le web et cette simple habitude peut réserver quelques bonnes surprises si elle est utilisée intelligemment.

Utiliser les réseaux sociaux

Pour l'instant, Facebook semble être le réseau le plus approprié pour garder un lien entre un commerce et sa clientèle.
Là aussi, vous pouvez publier vos promos et bons plans tout en communiquant avec les utilisateurs. Attention à ne pas les saturer de publications inutiles et trop centrées sur vous-même. N'hésitez pas à leur fournir du contenu pertinent mais s'il ne concerne pas votre boutique. Bien entendu, l'intérêt doit être commun et rester dans une thématique proche.
Une belle affiche dans le magasin doit mettre en avant votre présence sur Facebook.

La géolocalisation

Je commence à prendre un peu d'avance car je pense très honnêtement que les petits e-commerçants ne sont pas encore dans cette optique (ou peu).
Les applications mobiles offrent aujourd'hui de grands services. Nous pouvons tout à fait imaginer une application prévenant un client (push) d'une promotion intéressante lorsqu'il passe à proximité du magasin.

QR Code

Les QR Code ont réellement un énorme potentiel. En revanche, je rejoins un article lu ce matin. Ils ne seront utilisés à grande échelle que lorsqu'ils seront compris nativement par nos mobiles.
Imaginons : je me balade dans la boutique et je repère un produit. Je dégaine mon mobile, je prends en photo le QR Code et j'obtiens instantanément une fiche produit avec les tailles disponibles en rayon, quelques informations pratiques.

L'essor du web peut apporter beaucoup aux boutiques traditionnelles.
J'espère que les associations de commerçants vont rapidement s'emparer de ces nouvelles opportunités (pas si nouvelles pour certaines) et accompagner les commerçants dans leur mise en place.

Exemple de fidélisation client réussie

Aujourd'hui, c'est une expérience personnelle que je vais vous conter.

J'ai dévoré quelques mois auparavant le livre de Guy Kawasaki, L'Art de l'enchantement, des éditions Diateino.

Depuis, je suis le compte twitter de Diateino et j'ai récemment vu passer un lien concernant un nouvel ouvrage : Vibrations de Nancy Duarte. Il m'arrive de temps en temps d'intervenir en public et j'aime bien travailler cet aspect là en essayant d'intéresser au maximum mes interlocuteurs, tâche qui n'est pas toujours aisée. Il est important d'éviter les longs discours ennuyeux.

J'ai lu le très bon livre de Carmine Gallo intitulé Les secrets de présentations de Steve Jobs et Vibrations m'a naturellement intéressé.
En revanche je souhaitais connaître l'apport complémentaire de Vibrations pour ne pas lire les mêmes conseils à l'identique.

j'ai donc échangé quelques tweets avec l'éditeur et très rapidement un sommaire détaillé a été mis en ligne.
J'ai donc pu faire mon choix et commander mon livre.
J'ai reçu un bel objet accompagné d'un petit mot très sympathique, le cahier d'exercices de Poke the Box en cadeau (Par Seth Godin) et quelques marque-pages.

Le commerce, c'est ça.

Il faut noter que Diateino suit avec soin les conseils prodigués dans ses ouvrages et c'est efficace !
En effet, me voilà en train de rédiger un article pour présenter cette belle maison d'édition.

Pour conclure, s'il vous manque un cadeau de Noël pour un entrepreneur ou un communiquant, commandez vite Vibrations pour qu'il puisse prendre place à temps sous le sapin. La livraison en lettre prioritaire est rapide.

Interview e-commerce : Alexandra Francon

Je vais poser quelques questions à Alexandra Francon, Community Manager.

Bonjour Alexandra, peux-tu nous présenter le métier de Community Manager ?

Bonjour ! Le community manager est celui (ou celle) qui est chargé(e) de veiller à ce qu'on dit d'une marque sur le web, créer une communauté autour de celle-ci en se rapprochant des préoccupations des consommateurs/utilisateurs, en se montrant à leur écoute, en toute transparence.

On ne doit pas "décider" d'aller sur les réseaux sociaux parce que c'est la mode ou parce qu'un concurrent y est. Une réflexion en amont est nécessaire. Il est important de réfléchir aux moyens humains et financiers dont on dispose et au temps qu'on peut consacrer. Il ne faut pas démarrer en espérant 1000 "fans" du jour au lendemain, cela prend du temps et demande beaucoup d'investissement personnel.

Ce mot très à la mode en ce moment semble cacher un métier de communiquant finalement plus ancien. Pour toi qu'est ce qui a changé dans ce métier ?

Je n'ai jamais vraiment abordé le community management comme un "métier". J'ai commencé à fréquenter des forums il y a une dizaine d'années. Petit à petit je suis devenue modératrice, puis j'ai appris à gérer le contenu de sites internet et participé à des rencontres "réelles" avec des personnes membres des forums. J'étais alors étudiante en langues et ça m'a donné envie de me tourner plutôt vers la communication. J'ai intégré l'IUP Information Communication de Clermont-Ferrand où j'ai appris les bases de la com, indispensables pour élaborer une stratégie, définir des messages. En parallèle j'ai continué mes activités sur le web, ouvert plusieurs blogs. Je n'ai jamais "revendiqué" être community manager, on a fait appel à moi assez "naturellement" d'abord pour un stage puis ensuite pour des missions (je suis actuellement autoentrepreneur).

Les réseaux sociaux sont-ils inévitables pour la croissance d'une boutique en ligne ?

Aujourd'hui les réseaux sociaux sont une force pour une boutique en ligne. Le nombre de personnes présentes sur Facebook et sa viralité sont des aides précieuses pour une boutique en ligne, surtout quand elle démarre et qu'elle est complètement inconnue sur le web. Mais ça ne suffit pas, il faut travailleur dur.

On peut créer une page fan, on peut intervenir sur d'autres pages fan, dans des groupes, afin de se faire connaître, montrer son savoir-faire, parler de ses produits. Attention, il ne faut pas tomber dans le spam et agir avec subtilité !

On entend parfois "poster un statut Facebook, c'est facile !". Pourtant ton métier est bien plus que ça. Que répondrais-tu à ces réflexions que je qualifie d'idiote ?

J'ai trop souvent entendu que Facebook c'est facile, qu'il suffit d'avoir un compte pour savoir comment ça fonctionne. Non ! Comme je le disais plus haut, il y a tout d'abord une réflexion à mener et une stratégie à définir. On ne met pas un statut comme ça, puis un autre une semaine après. Je vois trop de personnes qui créent des profils pour leur entreprise (alors que c'est normalement interdit par Facebook) puis invitent des "amis" en s'adressant à eux comme à des copains. Sur Facebook il y a des CGU à respecter.

Et même si on est devant un ordinateur, il faut bien penser que les gens qui reçoivent les messages sont des humains eux aussi ! Evidemment on doit donner une touche commerciale, parler de ses produits mais aujourd'hui il y a des milliers de pages créées par des marques, qui se ressemblent.

A mon sens, c'est par l'humain qu'on se distingue. Et par pitié ne faites pas la course aux fans ! J'entends trop souvent mes clients me demander chaque semaine l'évolution du nombre de fans. L'important n'est pas là (évidemment c'est mieux d'avoir 500 ou 1000 fans, voire plus pour les grandes marques) mais une page avec 500 fans qui vit est beaucoup plus intéressante qu'une page rassemblant 2000 personnes mais qui ne se manifestent jamais !

Quelles sont les qualités nécessaires pour devenir un bon Community Manager ?

Les qualités humaines, l'empathie, la disponibilité, l'honnêteté, la transparence, la persévérance et l'originalité figurent parmi les qualités les plus importantes. Sur Twitter, ou à travers des discussions dans des rencontres "réelles" trop de gens s'imaginent qu'être community manager c'est facile, IN et qu'on passe sa vie entre s'amuser sur Facebook et se montrer dans des soirées "branchées".

Certains ont fait ce choix mais la vraie qualité d'un community manager est de réussir à faire parler de la marque qu'il représente tout en s'effaçant. C'est un travailleur de l'ombre qui ne compte pas ses heures. Parfois il faut aussi savoir être disponible le week-end, pendant ses vacances (c'est encore plus vrai avec le statut indépendant).

As-tu des blogs personnels ? Combien de temps passes-tu à la gérer ? J'ai plusieurs blogs personnels effectivement. Au départ j'en avais un, sur lequel j'abordais plusieurs sujets. Petit à petit j'ai fait le choix de dissocier chaque thématique, en optant pour le blog "de niche". J'ai un blog sur le thé, un sur les cosmétiques, un de cuisine, etc. J'ai du en laisser d'autres de côté par manque de temps.

Cela prend beaucoup de temps à gérer mais c'est mieux pour les lecteurs. Quelqu'un qui aime les cosmétiques n'aime pas forcément le thé ou la course à pied. Je ne compte pas le temps que j'y passe, c'est avant tout un loisir, une passion, une façon de prolonger l'expérience (sans voir dans ce terme la notion de cobaye !). Je dois passer peut être une vingtaine d'heures chaque semaine sur mes différents blogs. Ces derniers temps j'en ai privilégié un, mon objectif est d'essayer de rééquilibrer entre les différentes thématiques.

La meilleure solution e-commerce

Le titre du billet est un peu racoleur, j'avoue.

Le nombre d'articles autour du choix de LA solution e-commerce est important, je voulais donc écrire quelques lignes à ce sujet.

Pour moi, La meilleure solution n'existe pas. Certaines contraintes peuvent amener à choisir une solution plutôt qu'une autre mais globalement je crois (et j'en suis même persuadé) que l'on peut réussir ou rater un projet e-commerce avec toutes les solutions ;)

D'ailleurs, tous les concepteurs de solutions e-commerce peuvent vous sortir plusieurs exemples de très belles réussites e-commerce avec leur outil.
Attention : je ne souhaite pas affirmer que le choix de l'outil n'importe pas, bien au contraire. Mais, ce n'est qu'un des paramètres à prendre en compte et c'est loin d'être le seul.

Par exemple, je vois souvent des projets ayant optés pour la solution à la mode mais avec un template de base sans pratiquement aucun travail graphique. Pourtant, nous le savons tous : une boutique attrayante vendra probablement mieux.
Mais il existe pire encore. L'ergonomie est encore un point bien plus important que l'aspect esthétique. Ici encore, le travail est bien souvent négligé. Ce n'est pas le capitaine qui dira le contraire.

Du coup, pour rediscuter solution e-commerce, je pense qu'il est important de choisir un outil permettant d'ajuster son ergonomie sur mesure sans aucune limite.
On le répètera jamais assez : avoir une boutique c'est bien mais si elle vend c'est mieux non ?

Je reste convaincu que sans ce travail d'ergonomie, d'analyse, d'expérimentation et sans l'utilisations des bonnes pratiques (à moins de proposer le produit ultime), ce n'est pas gagné.
Les bonnes pratiques, les solutions ergonomiques sont différentes pour chaque projet. Là encore, je vous invite à suivre le blog de Capitaine Commerce. En fonction de la clientèle visée, du produit proposé et de dizaines d'autres paramètres, la boutique sera conçue différemment.

Si vous réfléchissez actuellement à vous lancer dans le monde merveilleux de la vente en ligne, soyez attentifs à tous ces paramètres.

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