Je souhaite partager quelques réflexions à propos de l'activité "Agence WEB" d'Octolys.
Nous sommes positionnés en e-commerce sur le marchand "moyen". Le petit marchand est depuis longtemps plus intéressé par des solutions SaaS à moindre coût (qui peuvent être de très bonne qualité tout de même).

Aujourd'hui, la catégorie des "commerçants moyens" (crise ?) montre clairement des moyens financiers limités. Nous faisons de plus en plus face à des devis refusés pour cause budgétaire. Les commerçants se retournent alors vers une offre SaaS ou vers un prestataire Thelia (ou un autre CMS) freelance ou auto-entrepreneur.

Je ne vais pas revenir longuement sur ce que je pense des freelances ou des auto-entrepreneurs. Oui, on peut voir une belle population de rigolos mais on croise aussi de très bons éléments.
Si j'ai un budget limité et qu'un freelance peut me proposer un rapport qualité/prix intéressant, pourquoi n'irais-je pas le voir ?

Je pense vraiment que les agences web vont souffrir dans les mois / années à venir lorsqu'elles se positionnent sur un marché de milieu de gamme.
Les offres SaaS, au contraire, vont vivre de beaux moments.

Il semble pratiquement indispensable pour une agence souhaitant garder son activité actuelle de se tourner vers les grands comptes ou des sociétés avec des budgets conséquents. Le freelance ou l'auto-entrepreneur ne sera pas forcément intéressé par ce marché là et n'aura peut-être pas les moyens humains nécessaires.

En revanche, pour des travaux plus classiques, il peut proposer des tarifs presque imbattables. En effet, avec des frais de structures faibles, une organisation plus souple et plus fluide, il est difficile de rivaliser lorsqu'on commence à se constituer une petite équipe.
Ce qu'on ressent aujourd'hui se produira probablement un peu plus tard au sein même des freelances.

Que faire ? Je ne suis pas du style à m'apitoyer et heureusement, nous avons d'autres activités. Nous allons d'ailleurs en développer de nouvelles.
Le souci se situe bien sur la partie "agence web". Nous ne souhaitons pas attaquer le grand compte. Nous pouvons donc laisser tomber ce secteur d'activité (ce qui risque de se produire à long terme) mais pas pour l'instant. Une autre solution consiste à industrialiser les projets. J'entends par là, minimiser la personnalisation, borner les cahiers des charges et réutiliser un maximum les travaux entre projets.
Nous refusions cette pratique jusqu'alors mais elle semble bien nécessaire. En discutant avec des confrères, je remarque par ailleurs que ce constat est général.

Le marché évolue et c'est comme ça. L'industrie musicale, l'industrie cinématographique, connaissent aussi leur crise. Ceux qui s'adaptent survivent et parviennent même à se développer. Rester perché sur de vieilles idées en rêvant mélancoliquement au passé n'est vraiment pas la bonne solution.

Qu'en pensez-vous ?