Au départ, j'étais plutôt favorable à l'auto-entreprenariat puis, avec le recul, mon regard est beaucoup plus mitigé.

Notre structure est une SARL et nous sommes régulièrement en concurrence avec des auto-entrepreneurs sur des projets e-commerce depuis quelques temps.
Bien entendu, tous les auto-entrepreneurs ne sont pas à mettre dans le même panier et les lignes qui vont suivre concernent une partie de ces nouveaux venus sur le marché.

Vendre en ligne, c'est d'abord vendre. Une boutique e-commerce ne se construit pas comme un simple site vitrine et je suis souvent étonné de voir certains concurrents sans aucune référence e-commerce se considérer comme "experts".

Pourquoi tant de haine allez-vous me dire ? Perdre un marché est toujours rageant mais ce n'est finalement pas le coeur du problème.
De nombreux auto-entrepreneurs finissent par disparaitre et laissent leurs clients à l'abandon. Pourquoi ? Les charges les rattrapent un jour mais il est trop tard. Le marché est cassé et un nouvel arrivant reprendra le flambeau.

Attention, un auto-entrepreneur peut-être quelqu'un de sérieux mais celui-ci pense probablement la même chose que moi.
Ce statut, séducteur au premier abord, ouvre la porte à des dérives dangereuses pour tous.

Payer une prestation moitié prix sans retour sur investissement est-il judicieux ? C'est pourtant ce qui arrive dans de très nombreux cas.
Les 2000 ou 3000 euros nécessaires à la création seraient très vite rentabilisés.
C'est à nous de trouver les solutions pour apporter cette compréhension à nos clients.

Si seulement nous pouvions obtenir des étoiles comme dans la restauration ou un label "qualité".