Je le dis souvent mais je crois que si j'avais connu le web tel qu'il est aujourd'hui, je n'aurais probablement pas choisi un métier dans le domaine.
Quand j'ai fait mes premiers pas sur la toile en 1997/98, j'ai découvert pléthore de petits sites personnels, tenus par des passionnés sur lesquels on dénichait des informations, des liens vers d'autres sites intéressants. La toile portait bien son nom.
Aujourd'hui, les plateformes sont omniprésentes et phagocytent cet espace de liberté.
Bien entendu, en fouillant bien, on retrouve ce genre de blogs, de sites. Mais, ils sont bien souvent invisibilisés à part les plus gros. Celui qui ne joue pas le jeu des réseaux sociaux par exemple a beaucoup de mal à être visité à moins d'avoir une base d'adresses e-mail récoltées au fil de l'eau par divers moyens et une newsletter associée.
Les navigations hasardeuses semblent bien moins courantes.
Certains réseaux sociaux pénalisent le partage d'un lien au profit de l'écriture du contenu directement sur la plateforme afin de garder les utilisateurs le plus longtemps possible "à la maison".
Au final, beaucoup ont laissé tomber leur blog, l'ont fermé ou ne l'alimentent plus. Peu décident d'en ouvrir un en se disant que ça ne servira pas à grand chose.
Si vous lisez ces quelques lignes (ce n'est pas la première fois que je le crie), ouvrez votre blog, partagez vos passions dans cet espace de liberté. Ne le faites pas pour la célébrité car vous risquez d'être déçus. Mais, qui sait, peut-être qu'une prise de conscience aura lieu et que les visiteurs afflueront un beau jour.
En attendant, vous reprendrez la main, vous (re)découvrirez une autre facette du web, celle qui m'a tellement passionné.