Blog de Yoan De Macedo http://yoandemacedo.com/blog Les articles du blog de Yoan De Macedo Renoncer http://yoandemacedo.com/blog/renoncer Chaque jour (ou presque), je pense à l'état de notre planète, au réchauffement climatique, à ce qui nous attend si nous ne bougeons pas vite et fort. J'imagine que nous sommes bien nombreux dans le même cas. J'en parle avec ma femme, à mon petit, lors des réunions de famille, avec les amis, au risque de devenir rabat-joie. Je pense que c'est en transmettant ce que j'apprends au fil de mes réflexions, de mes lectures que je pourrais convaincre quelqu'un de s'intéresser davantage au sujet pour qu'il découvre à son tour la situation et en faire ce qu'il souhaite.

Même si nous savons tous ou presque (les sceptiques restent nombreux) que quelque chose cloche, nous n'en sommes pas à la même étape dans la prise de conscience. Je pense que beaucoup croient encore que la technologie nous sauvera, que la situation n'est pas si dramatique. Je pense que quelques années auparavant j'aurai pu être dans ce cas. Je n'y crois absolument plus. J'aime la technlogie mais j'ai bien compris qu'elle n'est pas toute puissante. Nos créations matérielles portent bien leur nom. A un moment où un autre, il faut extraire quelque chose du sol, ponctionner la nature. Au rythme auquel nous allons et avec l'accroissement de la population mondiale, ce n'est tout simplement pas possible de poursuivre ainsi. Nous le voyons déjà très clairement. On peut toujours espérer une technologie incroyable, la véritable disruption mais, pour moi, c'est un peu comme espérer gagner au loto. C'est théoriquement possible mais la probabilité est telle que parier sa vie et celle des générations futures dessus n'est vraiment pas sérieux.

Pour parvenir rapidement à diminuer notre emprunte carbone sans tout miser sur ce miracle technologique, on peut tourner les choses dans tous les sens, le renoncement semble être une solution très efficace.
Je ne m'en réjouis pas. On recherche tous le confort et ce n'est pas forcément "excitant" d'y renoncer en partie.
Nous avons vécu une période de confort extrême et celui-ci ne semble pas compatible avec les ressources disponibles. On peut continuer à croire le contraire, continuer et même accélerer. Pendant ce temps, celles-ci s'amenuisent encore.
A contrario, le renoncement n'est pas obligatoirement synonyme de tristesse, de manque. A nous d'en retirer le côté positif.

Prenons l'exemple de l'avion, souvent cité. Le tourisme tel que nous le pratiquons en avion n'est pas soutenable. On peut tout simplement renoncer. Si je prends mon cas (je suis loin d'être parfait), j'ai décidé d'abandonner l'idée de reprendre l'avion. Je prévois quelques exceptions, on se sait jamais ... :

  • obligation quelconque (professionnelle, urgence absolue)
  • ne pas me fâcher avec ma femme si elle a une envie de voyage incontrôlable (mais je fais le nécessaire pour convaincre ;))
  • le fameux miracle technologique (mais je n'y crois pas)
  • une organisation avec un système de quota nous laisserait l'occasion de prendre ponctuellement l'avion

Pourtant, j'aime voyager. Avant d'avoir ouvert les yeux sur tout ça, j'ai voyagé en avion. J'aimerais retourner en Islande (j'adore ce pays) ou visiter l'Asie. Mais, je pense que pour le bien de tous, des générations futures, il faut y renoncer. Pourtant, je suis tout à fait d'accord pour dire que l'aviation est une formidable invention.

Jusque là, nous avons innové et mis sur le même plan innovation et progrès. Je pense que c'est une erreur. Innovation et progrès ne vont pas toujours de pair.
Il n'est pas toujours bon de créer quelque chose de nouveau même s'il apporte encore plus de confort. Nous devrions projeter cette innovation dans le future, prendre en compte l'ensemble de son impact écologique et renoncer si ce n'est pas soutenable. Malheureusement, nous n'avons pas ce recul. On pourrait aussi décider collectivement d'une durée de péremption. Une innovation pourrait nous être utile pendant un temps donné même si son impact environnemental n'est pas parfait si le service rendu est très important puis abandonnée. C'est une nouvelle façon de penser.

Je suis tout à fait conscient des conséquences du renoncement sur l'économie, l'emploi, qui sont bien entendu très importantes. Il est indispensable d'accompagner vers de nouveaux métiers à travers la formation, partager davantage les richesses. Ne rien changer aurait des conséquences encore bien pires (et c'est peu dire).

Pour moi, le renoncement n'est pas forcément corrélé à l'envie de renoncer. Nous n'avons tout simplement plus le choix.
Un diabétique qui continue à manger du sucre à outrance sait très bien ce qui arrivera à terme.
La grande différence ici, c'est que le choix est en partie individuel mais les conséquences ne le sont pas. Si je reprends mon exemple précédent, le choix de la personne aura des conséquences sur sa propre santé, son confort de vie.
Le réchauffement climatique, la baisse de la biodiversité nous touche (ou nous touchera) tous. Il est donc indispensable de penser et d'agir collectivement et c'est bien la plus grande difficulté.

]]>
Yoan De Macedo 2020-08-21T17:21:52Z
Marre du greenwashing http://yoandemacedo.com/blog/marre-du-greenwashing Pour continuer à croître, à vendre davantage, dans un contexte où on parle de plus en plus du changement climatique, il faut trouver de nouvelles pirouettes marketing. Le greenwashing est partout. Tout d'abord, les émissions de CO2 ne sont pas le seul souci. L'extraction polluante des métaux rares (et dans des conditions humaines souvent très difficiles), la pollution de l'eau, la déforestation, la souffrance de la biodiversité, etc ... On les oublie trop souvent. Mais, même en s'arrêtant sur le seul du sujet du CO2, c'est plus complexe qu'on pourrait croire au premier abord.

Prenons le cas d'un moteur électrique. Pas d'émission de CO2 à l'utilisation, c'est vrai et tant mieux !
Toutefois, quid des émissions générées en amont pour extraire des métaux rares, le transport des pièces, l'assemblage. Et votre électricité, elle vient d'où ? Du nucléaire ? Du charbon ? Du renouvelable ? Et si elle vient du renouvelable, quel est impact en équivalent CO2 de la construction d'une éolienne ? D'un panneau solaire ? Et les émissions qui suivront pour le recyclage ?
Lorsqu'on commence à se renseigner, on se rend très vite compte que rien n'est propre, rien.
Attention, je ne dis pas qu'il ne faut pas innover, au contraire.
Toutefois, on devrait mesurer l'impact environnemental d'un objet non pas seulement lors de son utilisation mais sur son cycle de vie complet. Et là, tout est différent.

Pour diminuer son impact lors de l'achat d'un objet, la solution la plus efficace, c'est de ne pas l'acheter.
Bien entendu, je ne dis pas de ne plus rien acheter. On en a besoin ! Moi aussi j'achète des objets, si si.
Mais avant d'acheter quelque chose, il faut se poser la question.
En ai-je vraiment besoin ? L'impact de cet objet vaut-il le service qu'il me rendra ? Si la réponse est oui alors le choix semble limpide.
Mais, vous verrez que parfois (souvent) la réponse est non.

Alors, je n'ai pas envie que la moitié des entreprises disparaissent et que le personnel se retrouve dans une situation précaire.
C'est ce qu'on met toujours en avant lorsqu'on parle de "décroître". On dépeint un monde horrible.
Bien sûr que des entreprises disparaitraient (ou devraient pivoter), des métiers aussi.
Mais de très nombreux métiers sont à créer, à re-développer et les entreprises qui vont avec.
La formation est une des clés de la réussite d'un tel changement de société. De plus, si on a besoin de moins alors on aura aussi besoin de moins de revenu.
N'oublions pas non plus ceux qui sont déjà dans une sobriété forcée car ils ont besoin de l'aide de la société.
La technologie peut nous aider, c'est indéniable mais ne nous laissons pas aveugler par les avancées sans les évaluer dans leur ensemble. N'ayons pas peur du lowtech non plus même si nous avons été bercés depuis notre enfance par l'arrivée de technologies plus impressionnantes les unes que les autres (c'est mon cas). Je me souviens encore du moment magique où j'ai découvert l'informatique puis plus tard ma première connexion à Internet. Mais sachons prendre du recul, garder le bon, devenir raisonnable, et abandonner quand il le faut.

Dans un monde de sobriété, la sobriété numérique est de mise et pour l'instant, mon travail, c'est développeur web. Je serai donc aussi probablement touché par ces changements.
Et alors ? Je sais que c'est compliqué mais le jeu en vaut de la chandelle.

L'objectif, c'est quand même de maintenir une environnement vivable sur la planète, rien de moins que ça. On va perdre en confort, ne nous mentons pas mais nous n'avons pas le choix.
On devrait s'en préoccuper un peu, non ? Je préfère un monde qui aura prévu les mutuations à venir, qui se sera adapté avec toutes les difficultés et les efforts que cela comporte qu'un monde qui subira de plein fouet les inactions. Je ne sais pas pour vous mais je suis convaincu qu'un de ces deux mondes sera beaucoup plus agréable que l'autre.

]]>
Yoan De Macedo 2020-06-25T15:15:33Z
Merci à la convention citoyenne http://yoandemacedo.com/blog/merci-convention-citoyenne Et voilà, les 150 propositions sont sorties. Un groupe a pris du temps pour travailler sur ce sujet très important, probablement le plus important de notre génération et pour le bien de tous.

Les réactions n'ont pas tardé à suivre, il suffit de lire les nombreux retours négatifs au sein de divers articles sortis ces derniers jours. Je ne parle même pas des débats sur les chaînes de TV d'information en continu et les réseaux sociaux ...

Jetez un oeil à la publication de bonpote sur le sujet. Je partage complètement son agacement.

La mesure dont on entend le plus parler, c'est le passage à 110 kms/h sur l'autoroute. Rappelons quand même qu'il existe 149 autres mesures. Apparemment lever légèrement le pied de l'accélateur est un effort surhumain, une atteinte à la liberté féroce, insupportable. Je suis sincèrement dépité par tout ce que j'ai pu lire. Si jouer avec un SUV est plus important que la vie sur Terre, je pense que nous sommes perdus.
Cette mesure, même si ce n'est pas la plus efficace des mesures proposées est très simple à mettre en place. C'est ce qui m'interpelle le plus. Si nous ne sommes pas capables d'accepter un "effort" aussi minime, comment va-t-on parvenir à réduire drastiquement notre consommation de ressources ?
Si on pointe du doigt celui qui pollue plus que soit afin que ce soit lui qui agisse en premier, c'est cuit (le mot est bien choisi car on risque de cuire nous aussi).

Et la liberté de respirer ? d'être en bonne santé ? De vivre dans un monde agréable avec des forêts, des papillons, de l'eau ?
Nos enfants, nos nièces, neveux vont vivre dans quel monde ? Et les autres ? D'ailleurs ne nous pensons pas épargnés. 2050, c'est proche, très proche.
Si rien est fait, dans 30 ans, rouler à 110 kms/h sera probablement le cadet de nos soucis.

Alors merci à vous, ceux qui agissent, ceux qui tente de faire passer le message, qui essaient de faire leur part. Certains le font depuis des décénies, sans faillir et pourtant les raisons d'abandonner sont nombreuses. Merci à vous.

]]>
Yoan De Macedo 2020-06-24T17:57:57Z
Le climat c'est cyclique http://yoandemacedo.com/blog/le-climat-cyclique Je n'en peux plus de cette phrase. Nier l'évidence est juste hallucinant. On ne compte plus les appels alarmants des scientifiques. Scientifiques qui sont pourtant écoutés quand ça nous intéresse (référence à la crise du COVID19). Alors oui, des cycles existent mais là, nous sommes à une autre échelle.
Le climatosceptisme est probablement plus confortable quand il s'agit de réfléchir à nos actes. Oui, c'est en grande partie de notre faute, à nous, humains, si la planète (et la vie) est détruite peu à peu. Les quantités phénoménales de CO2 rejetées dans l'atphosmère n'arrivent pas par magie. Nous sommes tous responsables à plus ou moins grande échelle. Nous connaissons les plus gros pollueurs mais s'ils polluent tant, c'est aussi pour nos modes de vie. Là dessus, on a notre mot à dire. Oui, à l'échelle individuelle, nous n'avons pas la puissance nécessaire pour tout changer. Mais ce n'est pas une raison pour ne rien faire. En décidant de changer nos modes de vie, notre consommation, par ricochet nous pouvons faire changer le monde de l'entreprise. Nous nous sommes emballés, nous en avons voulu toujours plus. Une partie des humains, seulement, profite de ce "confort" pendant que le reste de l'humanité subit les conséquences sans jouir des avantages. Il est tant de devenir plus sage.

Nous ne pouvons pas dire que nous ne sommes pas informés. Les faits sont là, les conséquences déjà bien visibles (et nous sommes encore relativement épargnés par rapport à d'autres régions du globe). Nous pouvons choisir de nous raccrocher à des informations faussement optimistes si on le désire, attendre le micracle technologique qui va nous sauver. Moi, je n'y crois plus. Quoi qu'on fasse, notre génération va subir de gros changements. Nous devons donc nous y préparer pour ne pas subir. Nous devons aussi penser à nos enfants car s'il est déjà trop tard pour stopper la hausse des températures, on peut la limiter pour les générations futures. Mais là aussi, nous n'aurons qu'une seule chance et ce sera bientôt trop tard.
En effet, avec un +2°C, à priori, malgré des changements significatifs, nous pouvons nous adapter (mais il faut commencer). A +5°C, ce sera une tout autre histoire. Nous ne savons même pas exactement quel pourrait être le résultat tant les changements seraient importants.

2100, pour beaucoup d'entre nous, c'est loin. Et pour nos enfants ? Et vos petits-enfants ? Tout simplement, pour les générations à venir ?
Nous devons notre monde à ceux qui nous ont précédés. Le minimum, c'est en retour, de penser aux générations futures. Pour les égoïstes qui se disent en voyant la moyenne de températures annoncées pour 2100 (si on ne fait rien) qu'ils ne seront plus là pour le voir, dites-vous bien que la hausse ne va pas se faire soudainement pendant le réveillon du 31 décembre 2099.
Nous sommes déjà dedans. D'ailleurs le repas du réveillon 2099 risque d'être bien moins festif si toutes les récoltes ont été grillées.

Je ne cherche pas à donner des leçons, je suis loin d'être parfait. Déjà, mon métier est consommateur de ressources (le web, l'informatique). Je suis en pleine réflexion sur ce point d'ailleurs. J'ai aussi longtemps été attiré par tous les joujous technologiques. Mais, en écoutant, en lisant, en m'informant, en échangeant, j'ai compris qu'on ne pouvait plus continuer ainsi. J'ai aussi compris que l'important n'était pas là, que le bonheur était ailleurs. Je n'ai pas non plus envie de retourner à l'âge de pierre. Mais clairement, il est tant de se satisfaire de ce qu'on a et de ne plus en vouloir sans cesse plus. A ce rythme, nous n'aurons bientôt plus rien.

]]>
Yoan De Macedo 2020-06-24T16:09:13Z
Réapprendre le numérique http://yoandemacedo.com/blog/reapprendre-le-numerique Pour un monde plus résilient, plus sobre, plus respecteux de l'environnement, le savoir est un élément clé.

L'alimentation, en cultivant ses propres légumes par exemple, est probablement l'action la plus efficace pour commencer à réapprendre des savoirs que nous sommes loin de tous maîtriser aujourd'hui. J'ai d'ailleurs prévu de m'y mettre !

On pourrait aussi discuter d'énergie, de bricolage, de couture, autant de savoirs plus qu'utiles !

Et le numérique ? Aujourd'hui, dans notre société, l'informatique est omniprésente. Sans le numérique, la quasi totalité de l'économie, de nos activités quotidiennes seraient tout simplement à l'arrêt. Pourtant, une grande partie de la population ignore complètement comment tout ça fonctionne. Je pense même que c'est de pire en pire puisqu'on a ajouté successivement de nouveaux niveaux d'abstractions. Aujourd'hui même une partie du matériel peut tourner "dans le cloud" (il y a bien du matériel je vous rassure mais loin de l'utilisateur) laissant entrevoir une certaine "magie". Pourtant rien de magique.

Est-ce grave ? Je pense. Pour tendre vers la sobriété numérique (en poussant certains éditeurs à faire des efforts), pour se réapproprier les outils, imaginer des alternatives, il est indispensable de les comprendre. Le numérique, c'est comme tout, ça s'apprend. Derrière le jargon que certains vont mettre en avant pour brouiller les pistes, on peut expliquer les choses simplement. Ce n'est pas si compliqué. D'ailleurs, je pense que dans la plupart des domaines, en revenant à l'essentiel, en simplifiant, on peut garder une bonne partie de la valeur ajoutée tout en rendant le fonctionnement compréhensible pour un maximum de gens.

Simplifions, expliquons, revenons à l'essentiel !

]]>
Yoan De Macedo 2020-06-24T16:09:12Z
Encore plus de numérique ? http://yoandemacedo.com/blog/encore-plus-de-numerique J'ai lu plusieurs articles qui prédisent une accentuation encore plus prononcée du numérique après la période de crise que l'on vient de vivre (et qui est loin d'être terminée). D'un côté, je me réjouis de la limitation des déplacements mais de l'autre je ne suis pas très rassuré.

Si cette envolée du télétravail ne s'accompagne pas d'une sobriété dans l'utilisation des outils, une consommation des réseaux mobiles (3G /4G) raisonnée et des infrastructures en général, clairement, ce n'est pas une bonne nouvelle pour moi.

Le numérique a un véritable impact carbone, très important (même s'il n'est pas sous nos yeux). De plus, l'utilisation de métaux rares, complexes et très polluants à extraire sont précieux. La sobriété doit toujours être la priorité.

A-t-on besoin de faire des réunions en visio toute la journée là où un simple canal audio suffit (ou un simple email) ? N'est-il pas possible d'utiliser de bons vieux outils offline avec une synchronisation des données régulière lorsque c'est possible ? Je pense aux outils de bureautique notamment.

Lorsque nous aurons épuisé toutes nos ressources, comment le numérique pourra continuer ? Si nous poursuivons à la vitesse actuelle, dans quelques générations, les ressources pour fabriquer nos appareils seront épuisées. Alors si on accélère ... Sans numérique, notre société aurait bien du mal à fonctionner puisqu'il est devenu le socle de la plupart de nos activités.

Soyons raisonnables, raisonnables.

]]>
Yoan De Macedo 2020-06-24T16:09:09Z
Et le PIB ? http://yoandemacedo.com/blog/et-le-pib "Le PIB de la France s’effondre. La pire performance trimestrielle depuis 1945."
Voilà la phrase qui m'a poussée à écrire ce petit billet.

On lit ça un peu partout en ce moment. J'ai envie de crier : ET ALORS ?
Bon, c'est volontairement provocateur. Je vais vous en dire davantage.

Tout d'abord, pour pas mal de gens, j'imagine que ce n'est pas ce qui arrive de plus grave. Je pense aux malades, à leurs familles, aux soignants, qui ne doivent pas avoir beaucoup de temps pour penser au PIB.

Ensuite, je ne me minimise pas les conséquences économiques qui sont bien tangibles : de grosses difficultés pour les entreprises, pour l'emploi, et au final des gens qui souffrent ou vont souffrir. C'est dramatique et j'espère vraiment que la solidarité sera au rendez-vous. Puis, par ricochet tout le monde sera plus ou moins touché. Je ne cherche pas à minimiser tout ça, au contaire. Si je pense à ma situation personnelle, pour l'instant j'ai du travail, mais je n'ai aucune idée de ce qui pourrait se passer dans quelques mois. Je ne suis pas spécialement serein en y pensant.

Toutefois, c'est peut-être ENFIN l'occasion de tout remettre à plat, d'arrêter de vénérer ces indicateurs et d'en mettre d'autres en avant. Est-ce que le développement de ce PIB est vraiment si important ? Ne pourrait-on pas inventer un autre modèle de société, serein, où tout le monde trouverait sa place et vivrait convenablement ? Bien sûr, dit comme ça, on pourrait imaginer un monde merveilleux. Pourtant, je pense que c'est possible. C'est "nous" qui avons créé la société actuelle, avec ses règles. C'est "nous" qui avons choisi les indicateurs, son fonctionnement.
On aurait pu en choisir d'autres et nous pouvons devons le faire. La bonne santé d'une société peut-elle se résumer à son PIB ? Lorsque toute la biodiversité sera détruite, qu'on manquera d'eau, que les cultures grilleront sous le soleil, chercherons-nous encore un petit point de PIB supplémentaire ?

Alors, on entend déjà qu'il faudrait travailler plus après le déconfinement pour tenter de sauver quelques points de croissance. Je ne suis pas contre le fait de travailler plus mais pour cet objectif, bof. Travailler plus pour aider à construire un monde nouveau, oui. Pour le reste ...

Alors oui, cette transformation est complexe et demandera du temps. Mais quelle perspective enthousiasmante ! De nouveaux métiers à créer, d'autres indicateurs de valeur à pousser. Mais, bien sûr, celle-ci passera aussi par la disparation de certains métiers, une baisse drastique du chiffre d'affaires pour d'autres.
Si cette transition n'accompagne pas ceux qui devront changer d'activité, faire évoluer leur entreprise, c'est perdu d'avance. Si mon métier disparait demain et que je n'ai aucune alternative, je ne pense pas afficher un large sourire.

Remettons le revenu universel sur la table (ou d'autres alternatives), formons davantage, réfléchissons tous ensemble.

]]>
Yoan De Macedo 2020-04-20T18:38:29Z
Réflexions de confinement http://yoandemacedo.com/blog/reflexions-confinement Profitons de ce confinement pour réfléchir. Mais avant tout, pensons à tous ceux qui sont malades, à l'hôpital, et ceux pour qui la maladie prend une tournure peu réjouissante ainsi qu'à leurs familles.
Pensons aussi à tous ceux qui nous permettent de nous protéger et de protéger les autres en restant confinés chez nous. Le personnel soignant, les policiers et gendarmes, livreurs, routiers, éboueurs, les professionnels de l'alimentaire, et j'en oublie. Certains sont en première ligne et prennent des risques. Merci à eux.

Le climat actuel est propice pour réfléchir à notre société. Pourquoi ne pas enfin partir sur de nouvelles bases plus saines ? Utilisons notre technologie et notre savoir pour construire un monde plus résiliant, plus juste.

J'ai déjà parlé de collapsologie ici après avoir lu un dossier dans le magasine Usbek & Rica ainsi qu'un célèbre ouvrage de Pablo Servigne et Raphaël Stevens. Ces lectures ont entraîné quelques nuits difficiles et beaucoup de discussions avec des amis. Sans être persuadé qu'un effondrement aura lieu dans un avenir proche ou plus lointain, j'ai bien pris conscience que c'est quelque chose qui n'est pas impossible.

Les événements actuels nous montrent bien que notre système capable de prouesses est aussi très fragile. Notre "ultra spécialisation" permet d'aller très loin dans de nombreux domaines mais nous rend aussi très vulnérables lorsqu'un maillon de la chaîne est brisé.

Bien entendu, les échanges avec le monde entier sont bénéfiques et indispensables. Je n'imagine pas un monde fermé sans interaction avec les autres. Quelle tristesse ! Toutefois, je crois qu'il est grand temps que chaque nation soit capable d'assurer l'ensemble de ses besoins de base en cas de catastrophe encore plus importante.
Je crois que c'est un des enseignements que cette crise doit nous apprendre.

Ce confinement (et c'est dommage de passer par là pour le faire) va réunir les membres de nombreuses familles, qui se voient en coup de vent chaque jour happés par leurs diverses activités quotidiennes. Pourquoi ne pas envisager plus largement le télétravail (même si un ou deux jours par semaine) pour les activités compatibles et repenser tout simplement notre rapport au travail ?

Revalorisons aussi tous les métiers indispensables au bon fonctionnement de notre structure, ceux qui les exercent à travers un partage plus équitable des ressources. On voit bien aujourd'hui à quel point ils sont importants.

C'est aussi l'occasion de réfléchir à notre consommation effrénée et au sens de tout ça.
La solidarité, les échanges avec nos familles, nos proches ne sont-ils pas plus enrichissants ?

J'espère vraiment que la sortie de cette crise sera la moins catastrophique possible sur le plan humain (le bilan est déjà malheureusement très lourd) et que l'économie (même si elle passe après) tiendra bon car elle est probablement aujourd'hui le pilier central de nos sociétés.

Mais, tirons les bonnes conclusions et ne reprenons pas le même chemin aveuglément.

Prenez soin de vous et de vos proches.

]]>
Yoan De Macedo 2020-03-21T18:11:59Z
Economisons la bande passante http://yoandemacedo.com/blog/economisons-bande-passante En cette période de crise où beaucoup de monde travaillent à distance (ou sont au chômage technique), le trafic Internet est encore plus chargé que d'habitude.
Ceux qui ne peuvent pas travailler risquent d'utiliser massivement les services de vidéos en streaming (c'est déjà le cas), les jeux vidéos en ligne, etc.

Bien sûr, ce sont les applications les plus gourmandes en ressources. Je pense qu'on devrait tous essayer de faire un effort en pensant aux autres.
Il est tout à fait possible d'utiliser ces services tout en acceptant une légère dégradation.

Quelques possibilités :

  • Regarder la TV sans utiliser le flux HD mais standard ou même bas débit. Encore mieux, la TNT pour les chaînes qui y sont présentes
  • Idem pour les vidéos en ligne. Si le service le permet, éviter la HD pour une résolution un peu plus faible est une très bonne initiative
  • Préférer les connexions ADSL / Fibre et "tirer" un peu moins sur la 3G / 4G
  • Ne pas tout faire dans "le cloud". Télécharger et travailler sur des documents offline, c'est efficace, même en 2020

Honnêtement, je ne trouve pas que ce soit horrible de faire ces petits efforts pour limiter la charge, moins consommer d'énergie et pour que tout le monde puisse profiter d'un service continu.

D'ailleurs, si ces bonnes habitudes étaient appliquées tout le temps, ce serait une très bonne chose pour limiter limiter les ressources nécessaires au numérique.

Prenez soin de vous et de tous ceux qui en ont besoin.

]]>
Yoan De Macedo 2020-03-17T16:28:16Z
J'arrête ma newsletter http://yoandemacedo.com/blog/arret-newsletter J'ai décidé d'arrêter ma newsletter pour plusieurs raisons. La première, c'est que je souhaite poursuivre dans la voie d'un web plus sobre et la newsletter n'est pas une option forcément terrible.

Parler, c'est bien, mais il faut donc montrer l'exemple.

Envoyer des mails qui ne sont pas lus par la moitié des abonnés, c'est générer du trafic, utiliser de la bande passante à perte.

Je remercie ceux qui ont suivi cette newsletter et j'espère vraiment qu'ils continueront à me lire soit en visitant régulièrement ce blog ou, encore mieux, en utilisant le flux RSS. C'est, pour moi, la meilleure façon de suivre des blogs, des sites d'actualité.

De nombreux lecteurs libres existent (j'utilise Vienna sous Mac OS X), des outils SAAS (Feedly, Inoreader, etc ...). Si c'est nouveau pour vous alors je vous invite vraiment à regarder comment ça fonctionne car vous allez découvrir une nouvelle façon de faire de la vieille, de suivre vos sites préférés, de manière très efficace.
Le RSS n'est pas nouveau, loin de là, mais cette technique est encore méconnue par beaucoup d'internautes. Aaron Swartz a notamment participé à son développement.

Alors oui, je n'utilise plus les réseaux sociaux, j'arrête ma newsletter. Ces décisions peuvent paraitre très surprenantes puisque ça ne semble pas être la meilleure technique aujourd'hui pour être lu. J'en suis tout à fait conscient et c'est un choix aligné avec mes valeurs.

]]>
Yoan De Macedo 2020-01-16T11:26:41Z